Gabrielle, de Longueuil

Une poigne chaleureuse et ferme. Je songe à disparaître. Est-ce parce qu’il se souvient de la promesse faite à mon oncle qu’il tire le tabouret voisin et s’assoit à mes côtés? Il plonge ses yeux noir carbone, perçants et doux, dans les miens. Mes iris pairs, colorés par la honte, ont probablement adopté le vert miroitant des bouteilles de Perrier, derrière le comptoir de marbre.

Je ne suis plus une première de classe!

Tant pis pour l’étude : après tout, je ne suis plus une première de classe; cette époque est terminée !

Qu’est-ce que j’appelle « chez moi »?

À quel point peut-on changer? À quel point peut-on réparer les erreurs de nos parents? Que peut-on changer? Notre corps? Notre esprit? À quelle vitesse courir pour rattraper le temps perdu?

Au bon endroit, au bon moment

Cette soirée-là, j’ai gagné pour LA PREMIÈRE FOIS DE MA VIE un tirage!!! Haha. Mais c’est vrai. Je ne gagne jamais les tirages. Je me suis dit que c’était un signe, et que je devais écrire un article sur Arbonne. Ce qui est fait à l’instant.

Bril-liant !

Le maître d’hôtel prend une longue inspiration et nous balance le menu du jour, qu’il nous faut apprendre subito. Il décrit la quinzaine de plats au menu, débitant, en moins de deux minutes, trois-cent mots de gastronomie dont les deux tiers me sont inconnus.