Gabrielle, de Longueuil

Une poigne chaleureuse et ferme. Je songe à disparaître. Est-ce parce qu’il se souvient de la promesse faite à mon oncle qu’il tire le tabouret voisin et s’assoit à mes côtés? Il plonge ses yeux noir carbone, perçants et doux, dans les miens. Mes iris pairs, colorés par la honte, ont probablement adopté le vert miroitant des bouteilles de Perrier, derrière le comptoir de marbre.

Je ne suis plus une première de classe!

Tant pis pour l’étude : après tout, je ne suis plus une première de classe; cette époque est terminée !

Qu’est-ce que j’appelle « chez moi »?

À quel point peut-on changer? À quel point peut-on réparer les erreurs de nos parents? Que peut-on changer? Notre corps? Notre esprit? À quelle vitesse courir pour rattraper le temps perdu?